Près de trois mois après les graves incidents ayant terni la finale de la CAN 2025, quatre supporters ont quitté la prison d’Al Arjat 2 ce samedi à Rabat. Cette remise en liberté partielle relance l’attention autour d’un dossier qui dépasse désormais le simple cadre sportif entre le Sénégal et le Maroc.
Parmi les personnes remises en liberté figurent trois ressortissants sénégalais ainsi qu’un Français d’origine algérienne. Tous avaient été condamnés après les débordements enregistrés au Complexe sportif Moulay Abdellah au terme de la finale de la CAN 2025 disputée le 18 janvier dernier.
Les autorités marocaines leur reprochaient plusieurs actes survenus dans les tribunes et aux abords de la pelouse, notamment des jets d’objets et des dégradations. Le supporter franco-algérien avait été jugé pour avoir projeté une bouteille en direction du terrain. À la sortie du commissariat de Salé, l’atmosphère s’est voulue plus apaisée. Cette libération ne concerne toutefois qu’une partie des personnes condamnées. Quinze supporters sénégalais restent actuellement incarcérés après la confirmation de leurs peines par la justice marocaine. Certaines condamnations vont de six mois à une année de prison ferme. Ce dossier reste étroitement lié à une finale devenue l’une des plus controversées de l’histoire récente du football africain.
Le match avait basculé après une série de décisions arbitrales contestées, provoquant une forte tension sur le terrain puis dans les tribunes. Malgré une victoire initiale du Sénégal, la Confédération Africaine de Football avait ensuite attribué le succès au Maroc sur décision administrative, poussant la fédération sénégalaise à saisir le Tribunal Arbitral du Sport (TAS).
Ce dossier révèle désormais une dimension bien plus large qu’un simple contentieux de supporters. Entre décisions sportives contestées, sanctions judiciaires et tensions diplomatiques, cette finale de la CAN 2025 continue de produire ses effets plusieurs semaines après le coup de sifflet final. La libération de quatre détenus représente une évolution, mais elle ne met pas fin à une affaire qui reste suivie de près dans les deux pays.

